«Pour cause de rareté artificielle, nous n’allons pas tolérer le marché noir», insiste Paul Éronce Villard

Le commissaire du gouvernement Paul Éronce Villard intervient une fois de plus pour s’opposer à l’augmentation abusive des prix des produits pétroliers jeudi. Il dit demander aux autorités du ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) de déployer des agents pour vérifier si les stations d’essence ne disposent pas réellement de carburants. Il complète la liste de ceux qui doutent que les produits pétroliers ne soient pas disponibles alors que des particuliers en vendent dans les rues.

Publié le 2019-09-10 | Le Nouvelliste

«Pour l’application de la loi de 1946 sur le marché noir, nous demandons au ministère du Commerce d'engager ses inspecteurs chargés dans chaque station d’essence pour vérifier si celles-ci sont en panne sèche réellement. Les produits pétroliers que l’on vend dans les rues ne sont pas tombés du ciel, ce n’est pas non plus des hélicoptères, des avions ou des navires spéciaux qui les ont transportés. Des informations nous révèlent à 95% qu’ils proviennent des stations», a déclaré le chef du parquet de Port-au-Prince. Si les produits semblent disponibles dans les stations, le commissaire du gouvernement conçoit mal que l’on en vende au compte-gouttes et suivant des modalités illégales.

Il peut arriver qu’un véhicule soit en panne d'essence et que le chauffeur soit obligé d’acheter du pétrole dans un gallon. «Si l’on rencontre un policier, on peut justifier son intention avec son permis de conduire. Il y a d’autres matériels qui fonctionnent avec des produits pétroliers. Nous n’avons aucun problème avec les acheteurs. Mais quand quelqu’un décide tout bonnement de vendre à 1 250 gourdes un gallon de gazoline, celui-ci au moins est coupable de pratique de marché noir», a indiqué Paul Éronce Villard qui dit être quasiment sûr que les commerçants trouvent leurs produits dans des pompes à essence.

«C’est pourquoi nous avons passé des instructions claires à la police nationale pour arrêter quiconque commettant une spéculation illicite. Cette personne encourt une peine d’emprisonnement variable entre six mois à trois ans et peut être soumise à payer une amende allant jusqu’à 100 000 gourdes», a rappelé le commissaire du gouvernement Paul Éronce Villard. Selon lui, celui qui vend au marché noir les produits pétroliers sur les trottoirs ou ailleurs est en situation de flagrant délit. Or, la loi permet d’arrêter n’importe qui en cas de flagrance.

Il ne faut pas oublier que la police est le bras armé du commissaire du gouvernement qui ne peut être omniprésent. Me Villard dit souhaiter que les forces de l’ordre remplissent leurs missions, dressent des procès-verbaux à chaque arrestation. Renchérissant qu’il y a une instance de la police placée pour corriger les tangentes, le chef de la  poursuite condamne dans la foulée les exactions policières. «Un policier qui enfreint la loi sera pris à partie», prévient le chef des officiers de la police judiciaire.

«Que vous soyez opérateur de produits pétroliers, responsable de l’ANADIPP ou de stations d’essence, vous avez pour devoir de respecter les prix fixés par les services concernés. Pour cause de rareté artificielle, nous n’allons pas tolérer le marché noir. Il faut que le spéculateur illicite indique où il a acheté le pétrole. C’est pourquoi nous faisons appel au ministère du Commerce. Il faut vérifier si les stations d’essence sont sèches. Dans le cas contraire, il faut vendre le pétrole, et ce, au prix fixé», a insisté l’homme de loi.

«Garder ces produits aussi volatiles en stock ne saurait être d’aucun intérêt ; notre vocation n’est pas de rationner mais plutôt d’assurer l’écoulement des produits dans une ambiance harmonieuse », avait insisté l’Association des professionnels de pétrole dans un communiqué.

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